En France, l’amélioration de la formation des médecins généralistes en gynécologie est un nouvel enjeu pour le système de santé. Elle doit permettre de compenser la pénurie annoncée des gynécologues, d’assurer un accès équitable au dépistage et aux soins notamment pour le dépistage du cancer du col de l’utérus et du cancer du sein.
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins et la principale cause de mortalité par cancer chez la femme.
Pour tenter d’enrayer ce fléau, un dépistage organisé concernant les femmes de 50 à 75 ans a été mis en place en France. Le taux de participation se situe à 51% et pourrait être amélioré par l’implication des médecins généralistes.
La sensibilisation des médecins généralistes à ce dépistage organisé est une priorité nationale.
Le dépistage du cancer du col est également un enjeu de santé publique.
En France, le cancer du col est le huitième cancer chez la femme et la quinzième cause de décès par cancer .
La mise en place d’un dépistage organisé dans certains pays d’Europe du Nord a permis de réduire significativement l’incidence et la mortalité du cancer du col
Le médecin généraliste a toute sa place pour effectuer ce dépistage.
De la même manière et dans le cadre de la vaccination anti-papillomavirus le haut conseil de santé publique rappelait en décembre 2007 la nécessité d’informer et de former les professionnels de santé sur la complémentarité de la vaccination et du dépistage ainsi que sur la façon d’aborder la sexualité avec leurs jeunes patientes..
La majorité des adolescents consultant plutôt un généraliste qu’un pédiatre , le médecin généraliste est le plus concerné pour aborder la vaccination pour le HPV à cet âge.
• Définir les facteurs de risques individuels du cancer du sein.
• Préciser quelle est la périodicité optimale des mammographies en fonction des facteurs de risques individuels.
• Identifier les facteurs de risques évitables.
• Acquérir la classification en six catégories des images mammographiques en fonction du degré de suspicion de leurs caractères pathologiques.
• Identifier la conduite à tenir en fonction des résultats de la mammographie.
• Évaluer l’incidence des traitements hormonaux des symptômes de la ménopause.
• Maitriser les techniques du frottis cervico-utérin et leur périodicité selon les recommandations de bonnes pratiques.
• Préciser les critères de qualités du frottis cervico-utérin
• Analyser les comptes-rendus cytologique des frottis cervico-utérins
• Adapter la conduite à tenir en cas de FCU anormal
• Connaître l’histoire naturelle d’un cancer du col utérin
• Analyser l’intérêt des vaccins contre les papillomavirus et les comparer.