En France, le diabète sucré de type 2 (DT2) est un problème majeur de santé publique. Les données de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) a permis de déterminer la prévalence du diabète traité à 2,96% de la population du régime général en 2000 avec une augmentation de plus de 3% en moyenne annuelle entre 1998 et 2000 . Une des conséquences de l’augmentation de la prévalence du DT2, associée aux évolutions thérapeutiques, est l’augmentation du coût de sa prise en charge. Il paraît donc hautement souhaitable que les médicaments du traitement du diabète soient utilisés avec le souci du meilleur rapport coût/efficacité. La Haute Autorité de Santé (HAS) a défini en novembre 2006 de nouveaux seuils d’interventions thérapeutiques basés sur l’HbA1c 9. La stratégie de l’HAS de novembre 2006 inclue les glitazones malgré un rapport bénéfice/risque discuté 12 . « Depuis novembre 2006 la classe thérapeutique des Incrétines a été commercialisée. Plusieurs molécules, orales ou injectables, sont disponibles Au delà de leur AMM il apparaît important de définir leur place dans la stratégie de l’HAS, leur complémentarité avec les molécules existantes, notamment en raison de leur coût par rapport aux Antidiabétique Oraux ADO plus « anciens ». Une meilleure connaissance des traitements antidiabétiques non-insuliniques, des objectifs thérapeutiques et de la stratégie médicamenteuse doit amener à un meilleur contrôle glycémique des diabétiques type 2, au meilleur coût, pour éviter des complications dramatiques sur le plan individuel et économique. »
Connaître chaque antidiabétique oral (ADO) et sa classe thérapeutique
Connaître l’arbre décisionnel défini par l’HAS en novembre 2006, sur la stratégie thérapeutique dans le diabète type 2
Intégrer les nouveaux ADO commercialisés depuis novembre 2006 à l’arbre décisionnel de l’HAS.